Stage au Japon (10 février-10 mars)
Qui a dit qu’un mois au Japon ce serait facile ? On va vous dire comment les choses se sont réellement passées.
D’abord, le vol c’était environ quatorze heures avec un décalage de huit heures : autant dire que les débuts sur les tatamis nous ont semblé plutôt éprouvants d’autant plus que les entraînements duraient quatre heures. Vous comprendrez donc le leitmotiv du stage « un mois ça va passer vite mais ça va être long » !
Heureusement, à Kanoya, nous avons été accueillis comme les Japonais savent si bien le faire. M. Hamada et ses judokas nous ont tout de suite mis à l’aise ce qui a rendu les échanges plus authentiques et plus forts. Ils nous ont invité plusieurs fois au restaurant, nous ont fait visiter la ville, ont toujours été disponibles pour nous… Petite précision culturelle, pour vous donner une idée de l’endroit, on se trouvait dans la magnifique région du Dernier Samouraï (film avec Tom Cuise) où le Sakurajima, impressionnant volcan toujours en activité, dominait le paysage. Les Japonais étaient ravis de répondre à toutes nos questions. On leur a demandé si on pouvait voir un cours pour les enfants mais on ne s’attendait pas à ce qu’ils nous laissent faire la partie technique. Cette marque de confiance et de respect des sensei japonais ainsi que l’enthousiasme des petits judokas restent pour nous un souvenir inoubliable. Juste un mot sur le contenu, on a constaté que les enfants suivaient les mêmes cours que les adultes à savoir échauffement, technique, randoris et renforcement musculaire.
Il va sans dire que nos entraînements étaient intenses physiquement et techniquement. On a n’a pas eu le choix : il a fallu dépasser nos limites pour tenir le rythme. Pourtant, le temps a passé vite et voilà arrivé le moment de partir pour la ville moderne de Tokyo et l’Université de Tsukuba. Avant nos au revoirs, le maire de Kanoya et les judokas ont organisé une fête en l’honneur de Sucy-Judo ce qui nous a fait vraiment très plaisir et c’est avec une vive émotion qu’on s’est quitté.
A Tsukuba, nous découvrons un autre esprit, une autre pratique du judo tout aussi enrichissants. Par exemple, pas d’échauffement sans musique techno à fond. Les plus grands champions répondaient à l’appel. Nos partenaires d’entraînement se montraient encore plus rugueux, le niveau était très élevé et le rythme encore plus intense. On récupérait comme on pouvait dans nos chambres de trois mètres carré et surtout on profitait des bains chauds (onsen) tous les soirs.
A la fin du stage, nous n’étions plus que deux pour une semaine encore car tous les autres étaient rentrés. A cause de la fatigue, on serait bien parti avec eux, nous aussi ! On a donc renoncé à l’entraînement de 6h00 du matin : on se « contentait » de celui de l’après-midi. Cela dit, c’était quand même au Kodokan qu’on avait la chance de s’entraîner.
Voilà, annoncé ça compte double : c’est passé vite. On était content de rentrer mais avec l’envie d’y retourner bientôt.

